Tromper sa solitude et oublier qu'il nous manque l'essentiel.
Tu penses, des gens de peu de prix, des gens négociés au rabais, des gens qui ne te vont pas. Mais de toute façon, personne jamais ne te va, personne jamais ne te fait sentir que tu as un prix, et tous, il te semble qu'ils t'accablent de leurs prévenances résignées, de leus acceptations de bêtes pour les humiliations dont tu les nourris. Bouches ouvertes, ils avalent aussi ce fatras qui te sort de la bouche. Ils ne sont pas difficiles. Ils mangent de tout, de véritables omnivores, malgré leur placidité de ruminants. Alors, tu les en gaves, sans qu'ils protestent jamais, tu parles et ils se taisent, l'air de comprendre et de respecter. Mais c'est n'est pas du respect que de t'écouter sans broncher,comme s'ils n'entendaient pas que la seule chose que tu aies à leur dire, c'est non. Un non que tu leurs jettes à la figure tandis qu'ils te regardent en souriant, bienveillants et pacifiques. Comme s'il y'avait quelque chose à comprendre, mais quand on reçoit une gifle on n'essaie pas de comprendre, on réagit. Pourtant ils font les sourds, ils font les morts.Tant pis pour eux qu'ils en crevent de ta froideur, de ton manque de spontaneité, de ton indifférence, en se croyant héroiques parce qu'ils le font sans se plaindre, avec une constance d'imbéciles.
Et puis un jour sa ne prend plus, tu fais de ton mieux pour faire semblant de vivre, mais c'est tout ce que tu peux donner puisque tu n'as rien reçu.
Et si tu remplaces "tu" par "je". Sa donne quoi?
Diffuse la décadence image de déchéance.Hallelujah